Pourquoi l’ONG EDESI poursuit sa mission chaque année
Depuis la création de l’ONG EDESI en 2013, une conviction guide son action : permettre aux enfants et aux familles les plus vulnérables de construire leur avenir grâce à l’éducation et à la transmission des savoirs.
Pour Mayaa Tudiesche, fondatrice et présidente de l’ONG, cet engagement dépasse largement le cadre professionnel. Au fil des années, les missions menées en République démocratique du Congo sont devenues une véritable vocation.
Une mission qui a commencé en 2013
« Ça fait depuis 2013 qu’on a commencé avec la création de l’association. Ça m’a beaucoup apporté, à part ma vie professionnelle. C’est quelque chose qui me tient à cœur. »
Depuis plus d’une décennie, l’ONG EDESI développe ainsi des actions en faveur de l’éducation et de l’autonomie des populations locales. L’association intervient notamment à Nsiamfumu, en RDC, où elle œuvre pour rendre l’éducation accessible aux enfants issus de familles défavorisées.
Aujourd’hui, cette action s’inscrit dans la durée avec la construction progressive de l’école Mbangu l’Avenir. Trois salles de classe ont déjà été réalisées, permettant d’accueillir progressivement davantage d’enfants du village.
Retourner chaque année au Congo pour faire avancer les projets
Pour Mayaa, retourner au Congo chaque année est une nécessité pour assurer la continuité des projets.
« Moi, c’est tous les ans qu’il faut retourner au Congo. »
Chaque mission permet de poursuivre concrètement le travail engagé sur le terrain, mais aussi de préparer la suite. L’objectif de l’association est de donner un accès gratuit à l’éducation aux enfants et aux familles de Nsiamfumu et des villages environnants.
Comme l’explique Mayaa, l’association ne dispose pas des moyens nécessaires pour construire une école entière en une seule fois. Le choix est donc de progresser étape par étape :
« Tous les ans, on crée une classe supplémentaire. »
Cette progression permet de construire durablement les infrastructures nécessaires et d’accompagner toujours plus d’enfants dans leur parcours scolaire.
Aujourd’hui, l’ONG EDESI poursuit notamment l’équipement de l’école et la distribution de fournitures scolaires afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des enfants de Nsiamfumu.
Donner, mais aussi recevoir
Lorsqu’on lui demande de décrire son expérience au Congo en trois mots, Mayaa commence par un mot surprenant : recevoir.
« J’y reçois beaucoup quand je donne. J’y reçois plus que ce que je donne. »
Cette phrase résume une dimension essentielle des missions de solidarité : l’échange ne va pas dans un seul sens.
Les bénévoles viennent apporter leur temps, leurs compétences et leur énergie. Mais les rencontres avec les populations locales leur apportent également énormément, humainement et culturellement.
À Nsiamfumu, les actions de l’ONG EDESI ne se limitent donc pas à la construction de classes ou à l’accès à l’éducation. Elles sont aussi fondées sur la rencontre, l’écoute et la création de liens avec les familles et les communautés locales.
La convivialité, une valeur essentielle
Le deuxième mot choisi par Mayaa est la convivialité.
Elle évoque notamment la manière dont les habitants des villages accueillent les bénévoles et les personnes venues d’Europe :
« La façon dont les gens nous accueillent dans ces villages, ça me nourrit à moi-même de voir que la convivialité est importante dans notre vie actuelle. »
Ces moments de partage sont au cœur des missions menées par EDESI. Ils permettent de découvrir une autre réalité, une autre culture et une autre manière de vivre les relations humaines.
L’association défend ainsi une approche de la solidarité fondée sur le respect et la dignité, avec la volonté d’accompagner les populations locales vers davantage d’autonomie plutôt que de créer une relation de dépendance.
L’échange interculturel au cœur des missions
Le troisième mot choisi par Mayaa est l’échange interculturel.
Partir au Congo avec des bénévoles venus d’Europe, rencontrer les populations locales et partager leur quotidien constitue une expérience enrichissante pour chacun.
« Partir avec les personnes qui viennent d’Europe pour rencontrer les populations locales qui sont au fond du Congo, c’est une expérience très bénéfique pour tout le monde. »
C’est aussi tout le sens des voyages solidaires proposés par l’ONG EDESI : participer concrètement aux actions de l’association tout en vivant une véritable expérience humaine et culturelle au contact des communautés locales.
Une mission qui continue, année après année
À Nsiamfumu, chaque nouvelle mission représente une étape supplémentaire dans un projet construit progressivement.
Une classe après l’autre, des enfants peuvent accéder à l’éducation dans leur propre village. Des familles sont accompagnées et des projets contribuent progressivement au développement de la communauté.
Mais au-delà des réalisations concrètes, ces missions sont aussi faites de rencontres, de partage et d’apprentissage mutuel.
Depuis 2013, l’ONG EDESI poursuit ainsi le même objectif : agir concrètement aux côtés des populations locales pour leur permettre de construire elles-mêmes un avenir plus autonome et durable.
Et comme le rappelle le témoignage de Mayaa, partir donner, c’est aussi accepter de recevoir énormément en retour.